Monde des Rêves 2.0 de Salomon Koubatsou

Monde des Rêves 2.0 de Salomon Koubatsou

au VIO

  Moi-même. Et mon jouet. Ma chose, mon esclave, mon soumis.

 

  Il me regarde sans la moindre expression. Bien sûr, il sait ce qui va suivre. On le sait depuis toujours.

 

-Suis-moi.

 

  Je l'entraîne dans la chambre et ferme à clef.

 

-A genoux.

 

   Il se baisse docilement. Je m'avance vers lui et prends sa tête entre mes mains. Lentement, je colle son visage à mon sexe. Il ne réagit presque plus. Ce qui va suivre va le briser mais il s'agit de son destin. Tout nous a mené à cet instant. Il n'y a pas à discuter.

 

-Déshabille-toi.

 

   Il enlève son pantalon et son pull distendu. Je le découvre en sous-vêtements et un violent frisson de dégoût me parcours devant la laideur, la vulgarité et l'indécence de ce grotesque corps en chair, en muscle et en poil tout à la fois. Ce corps dégueulasse qui mérite d'être souillé, mutilé, brisé. Qui ne mérite que ça.

 

   Je sors de ma poche le tesson de miroir et l'approche de son visage. Il ne bronche toujours pas. J'appuie l'éclat contre sa joue et des perles de sang commençent lentement à goutter. Ma main remonte lentement le long de ses tempes, cisaillant la peau et entamant même l'os. Mon misérable soumis gémit faiblement mais seule brille dans ses yeux une terne résignation. Mes doigts passent repassent sur l'entaille, répendant le sang sur tout le corps, tout le visage. Je le lèche suavement. Ce sang.

 

  Notre souillure de sang.

 

  Brusquement, je pousse ses épaules en arrière avec violence et il tombe à la renverse sur le dos.

 

-Ecarte.

 

  Il ouvre ses jambes si ridiculement épaisses et pleines de poils. Il me répugne au plus haut point. Son vagin est à vomir.

 

  Pour la première fois, des larmes brillent dans ses yeux gris. La douleur, la peur et l'humiliation ne connaissent pas la pitié. Ou l'habitude. Elles demeurent toujours aussi cuisantes.

 

   Et viens le moment du pieu. Dur et rugueux comme le manche d'un balais. Je l'empoigne, le coince entre mes jambes et élance mon bassin contre sa chair. Le pieu pénètre l'utérus souillé avec la brutalité et les échardes qui le caractérisent. Il s'enfonce entièrement, jusqu'à ce que nos bassins soient collés l'un à l'autre.

 

  Je met tous mes muscles dans ce va-et-vient et l'autre gémit de douleur sans esquisser un seul mouvement de défense avec son affreux corps.

 

  Quelque chose de mou semble toucher la dure surface de bois. J'ai remonté jusqu'aux organes. J'ai pulvérisé son bas-ventre. Mais je ne m'arrêterai pas là. Dans une pluie de sang, de sperme et d'échardes, j'extirpe le membre de l'utérus.

 

-Tourne-toi.

 

  Sanglotant et morvant, le jouet se met péniblement sur le dos.

 

-Accroupis.

 

  Il se met faiblement sur ses grosses jambes pliées. Exposant son rectum au pieu.

 

  J'agis et tout se déchire.

 

  L'autre tombe à terre en hurlant, transpercé de honte et de douleur.

 

  Je reprend le tesson et me penche au dessus du corps écroulé gisant au sol.

 

  Je m'accroupis devant sa tête. Il me regarde et je distingue à travers ses larmes et sa souffrance, la même résolution qu'auparavant. Rien n'a changé, nous avons toujours été d'accord. Ce corps, ce corps, il faut le détruire. C'est vital.

 

  L'éclat de miroir caresse la peau moite de son dos. Pénètre doucement sa chair, zigzagant, serpentant le long de la colonne vertébrale.

 

  Le soumis ferme les yeux en expulsant un râle sinistre de sa gorge.

 

  N'en pouvant finalement plus, je m'assois à califourchon sur le dos scarifié et j'enfonce mes ongles dans ses bras ainsi que mes dents dans son cou.

 

  Je craque. Je croque. Il hurle. Mais ne meurt pas.

 

  Il a juste et simplemt Mal.

 



25/06/2018
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